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LE "VIVIENGATE"

INTERVIEWS - COMPLETS
Jean Pierre BOUSQUET

 

 

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Jean Pierre Bousquet
Ancien Président du CCMM
Membre du Comité Consultatif de la MILS

 

Interview de 
M. Jean-Pierre Bousquet 
le 3 Décembre 2001 à 18h30 (*)

 

 

JOURNALISTE : Bonjour, M. Ponteaux à l'appareil.

BOUSQUET : Oui, bonjour Monsieur

JOURNALISTE : Vous allez bien ?

BOUSQUET : Je vais bien, je vous remercie, oui

JOURNALISTE : Votre interview s'est bien faite ?

BOUSQUET : Cette interview s'est bien faite effectivement, elle est faite en tous cas, alors bien je sais pas.. ce sera lorsque j'aurais 3 procès sur le dos que je saurais ce qu'il en est.

JOURNALISTE : Pourquoi des procès sur le dos c'est peut être pas utile, vous êtes pas obligé d'en arriver là.

BOUSQUET : J'espère, j'espère, enfin je n'ai pas dit que du bien de M. et Mme Vivien.

JOURNALISTE : Bon, jusqu'à présent avec moi vous avez toujours dit la vérité, et si c'est la vérité je pense pas qu'il y ait des problèmes.

BOUSQUET : Non parce que ce que j'ai dit existe dans mes dossiers, simplement il peut me faire un procès (inaudible), comme je n'avais déjà pas des amis il est tout à fait certain, je n'inspire guère votre (inaudible).

JOURNALISTE : Bien sur, maintenant de toute façon, ce qui est fait est fait. Oui je voulais revenir un peu sur des points de détail parce que l'autre jour j'ai pris quelques notes mais il y a des choses que j'ai oubliées, vous m'aviez parlé, vous savez de l'E-mail.

BOUSQUET : Personne n'ignore qu'il est membre du Grand Orient (inaudible)dans des restaurants africains ce qui d'ailleurs explique en partie le fait qu'il ait fait six mois dans le ministère de M. Roland Dumas. C'est un peu à ce titre là qu'il continue d'ailleurs à être président d'une association qui compte dans la mesure ou elle brasse énormément d'argent.

JOURNALISTE : Oui l'AFVP c'est ça ?

BOUSQUET : Oui, c'est ça oui.

JOURNALISTE : c'est monumental l'AFVP l'argent qu'elle prend du gouvernement.

BOUSQUET : 300.millions.

JOURNALISTE : Oui entre 200 et 300 millions de francs.

BOUSQUET : C'est encore un réseau, et mon impression c'est qu'il voulait donner à sa femme un petit joujou du style réseau qui s'appelait CCMM.

JOURNALISTE : Je vais peut être vous donner un scoop là mais, vous savez qu'il y a une possibilité de pouvoir avec un texte de loi qui s'appelle l'article L111 et la publicité de l'impôt de pouvoir vérifier exactement quels sont les impôts des concitoyens.

BOUSQUET : Oui.

JOURNALISTE : Ca s'appelle l'article L111 publicité de l'impôt et il y a une chose par rapport à ce que vous m'avez dit qui est très bizarre, parce que ce qui est déclaré par Mme Patricia Casano ne correspond pas à ce qu'elle touche par rapport à ses salaires.

BOUSQUET : Ah ? Ça c'est amusant parce que, j'ai su qu'il y a eu un administrateur judiciaire et c'est le juge qui l'a demandé et ce qui a de drôle, je n'ai même jamais su, je sais ce qu'elle touchait par le secrétaire général mais n'ai jamais eu leur fiche de salaire en main.

JOURNALISTE : Ah mais M. Vivien n'était pas rémunéré lui du CCMM.

BOUSQUET : Non, non non, de la même façon qu'il est théoriquement bénévole comme président de la MILS et d'ailleurs ça lui permet de dire (inaudible) secrétaire général (inaudible).

JOURNALISTE : Oui mais il est bénévole à 10.000 francs par mois quand même ! plus ce qu'il doit toucher de l'AFVP, puis l'AFVP ?

BOUSQUET : Ah ben oui mais ça je ne sais pas, je ne suis pas euh...

JOURNALISTE : Oui parce que, bon, oui ses frais, mais y a quand même pas mal de choses qui doivent être payés par les frais de la MILS.

BOUSQUET : Oui, et puis c'est vrai aussi qu'il voyage beaucoup, moi je veux bien croire qu'il veut montrer la France comme un exemple de la lutte anti-secte, mais je trouve quand même que...

JOURNALISTE : Il devient de plus en plus un problème pour Jospin, vraiment vous m'avez dit l'autre jour et vous êtes pas la première personne à m'en parler.

BOUSQUET : Oui effectivement il pose un problème et je suis pas sûr qu'on arrivera à l'écarter en lui donnant une ambassade.

JOURNALISTE : Ca va être ? Excusez-moi j'ai pas entendu.

BOUSQUET : Il y aura peut être une ambassade mais je me demande si ça ne sera pas le Botswana.

JOURNALISTE : (rires)

BOUSQUET : Moi je sais que lui étant donné qu'il est africain, je l'enverrai en Afrique.

JOURNALISTE : Ben oui, puis en plus c'est un spécialiste de l'Afrique subsaharienne, apparemment j'ai vu qu'il a écrit des bouquins sur le sujet.

BOUSQUET : Bon évidemment je pense qu'en réalité (inaudible).

JOURNALISTE : Ouais, c'est la Chine, d'où l'organisation du voyage en Chine.

BOUSQUET : Voilà !

JOURNALISTE : C'est ça.

BOUSQUET : Alors là, j'ai été, j'ai joué le rôle de la marionnette dans l'histoire, et je me rends compte que j'ai été le dindon de la farce et que j'ai été un peu con.

JOURNALISTE : Parce que c'est M. Vivien qui a tout organisé pour la Chine ?

BOUSQUET : Mme Vivien m'avait dit chez moi que, parce que pour le cas ou je vendrai plus ou moins la mèche, effectivement il fallait mieux que ça soit elle qui, alors elle prétend maintenant le contraire, mais je dis simplement une chose toute bête comment voulez-vous que quelqu'un comme moi avec 800 adhérents même si j'étais une association tout à fait respectable que j'ai idée de prendre contact avec le gouvernement de la Chine Populaire, faut pas rêver !

JOURNALISTE : Oui, tout à fait.

BOUSQUET : Je n'en avais ni la carrure ni même le croquis, je suis même tombé un peu des nues.

JOURNALISTE : Oui tout à fait.

BOUSQUET : Je n'avais pas envie d'y aller.

JOURNALISTE : (rires)

BOUSQUET : Non c'est vrai, je n'avais pas envie, j'y suis déjà allé pour des raisons professionnelles, quand j'étais encore chez Thomson (inaudible) je n'avais pas trop envie d'y aller (inaudible) pour une chose aussi importante, vous pensez bien qu'il faut qu'il y ait le président.

JOURNALISTE : Oui tout à fait, j'ai regardé moi à l'intérieur les membres de la MILS, vous en faites encore partie vous...

BOUSQUET : Je fais partie du conseil d'orientation.

JOURNALISTE : Conseil d'orientation, non, ça va pas changer quelque chose du fait que vous êtes un peu en froid, enfin un peu beaucoup en froid avec M. Vivien ?

BOUSQUET : Je ne vois pas comment ça peut changer à moins que M. Jospin revienne sur l'arrêté ministériel du 5 février, c'est pas monsieur euh .

JOURNALISTE : C'est pas M. Vivien qui décide.

BOUSQUET : Je suis nommé au conseil d'orientation de la MILS par arrêté ministériel du 5 février 2001 paru au journal officiel n°32 du 7 février 2001 page 2088.

JOURNALISTE : Alors pour être précis, c'est précis.

BOUSQUET : Alors, si je devais démissionner, il faudrait que j'envoie ma démission à Monsieur le Premier ministre.

JOURNALISTE : Oui, c'est ça, mais vous, vous vous réunissez souvent ou pas ?

BOUSQUET : 3 ou 4 fois par an.

JOURNALISTE : Ah 3 ou 4 fois par an.

BOUSQUET : La dernière fois ou j'y suis allé, alors que nous étions déjà très largement en froid, et il a été extraordinaire, c'est quand même un homme qui a un sacré métier, car, il a d'ailleurs réussi à pas me serrer la main, en passant de l'autre coté de la table ou se déroulait le débat, et alors que j'étais à 4 rangs devant lui et que je ne l'ai pratiquement pas quitté des yeux, mieux que ça, que je lui ai posé une question personnellement, pas du tout sur nos petites affaires, sur, euh, concernant les raisons de notre présence au conseil d'orientation, il ne m'a jamais regardé et il a répondu à mes questions en s'adressant à tout le monde sauf à moi.

JOURNALISTE : C'est ce qu'on appelle un exercice de style, (rires) et qu'est ce que je veux dire, et dernière question, par rapport à la loi About Picard, vous, votre opinion, qu'est ce que ça change ? Qu’est ce que vous en pensez par rapport à tout ça ?

BOUSQUET : Alors une des choses qui m'ont fait écrire et dire par Mme Vivien, et M. Delmas, M. Vivien d'ailleurs, que j'avais fait un abus d'engagement il y eu à la FECRIS, effectivement, on a rassemblé à la FECRIS un certain nombre de juristes et d'avocats pour en discuter et à la suite de quoi plusieurs des avocats dont l'un représentant le CCMM, et d'ailleurs adhérent.

JOURNALISTE : M. Raffi ?

BOUSQUET : Eh ! Non eh ! Pitié !! Ne me parlez pas de cette marionnette s'il vous plait.

JOURNALISTE : (rires)

BOUSQUET : Ce type là je le méprise.

JOURNALISTE : C'est le seul que je connaisse du CCMM.

BOUSQUET : Non, non il y des avocats qui sont des gens remarquables. . .

JOURNALISTE : Oui, il y a M. Pesenti. . .

BOUSQUET : Ah non, il n'est pas chez nous, il est à l'UNADFI, non on a maître Djebarki, on a maître Keunteur on a maître Charboz.

JOURNALISTE : D'accord.

BOUSQUET : C'était maître Laurence Charboz qui était là qui représentait d'ailleurs son président, son délégué qui est M. François Pigné.

JOURNALISTE : Ah oui M. François Pigné.

BOUSQUET : Et en particulier maître Morice et maître Charboz avaient estimé qu'il n'était pas mauvais, alors que ça n'avait pas encore été voté d'essayer de prendre date en envoyant une lettre à Mme Picard dans lequel on souhaitait rétablir quelque part, en particulier dans le titre par exemple, rétablir la notion de manipulation mentale.

JOURNALISTE : Oui.

BOUSQUET : M. Thiard de l'UNADFI m'a téléphoné et m'a dit est ce que vous êtes d'accord pour faire une lettre (inaudible) Mme Tavernier et M. Bousquet donc nos présidents respectifs, mais on fera la même lettre, elle sera signée, celle de Mme Tavernier par Mme Tavernier et la lettre du CCMM par vous, ce qui à été fait et c'est ce qu'il appelle et je n'ai rien à reprocher à M. (inaudible) qui représente le conseil d'administration et je savais très bien de surcroît que ce genre de choses ne serait pas pris en compte c'était simplement pour prendre date et il est évident que M. About et Mme Picard qui avaient sué sang et eau pour faire cette loi supportable n'allaient pas au dernier moment tout changer, c'est évident.

JOURNALISTE : Mais est ce que M. Morice est derrière un peu la loi ou pas ?

BOUSQUET : Non, non, pas du tout, ne sont derrière la loi que deux personnes, ça c'est très clair et pas du tout, d'ailleurs, très peu M. Vivien pourtant fait celui qui grâce à moi qui, c'est M. About et Mme Picard, moi les seuls que j'ai rencontrés quand on va consulter pour savoir si (inaudible) Madame Picard a suivi, d'ailleurs c'est très bien c'est pas idiot mais c'est bien ces deux parlementaires, un sénateur, l'autre député qui sont à l'origine de tout ça.

JOURNALISTE : Tout à fait.

BOUSQUET : Pour le reste je ne dis pas que M. Vivien (inaudible) il n'est pas volontaire.

JOURNALISTE : Je vais vous laisser là, par rapport à l'émission de télé que vous avez enregistré c'est pour quelle télé, ils vous l'ont dit non ?

BOUSQUET : Oui, c'est France 3.

JOURNALISTE : C'est France 3, c'est une grande émission ?

BOUSQUET : C'est un journal national à 22.30, je crois mercredi en principe.

JOURNALISTE : Ah c'est mercredi à 22.30.

BOUSQUET : Oui, d'après ce que m'a dit la journaliste, si par hasard ça changeait, elle me préviendra.

JOURNALISTE : Ils vous ont parlé d'un livre qui allait être écrit ou quelque chose comme ça ?

BOUSQUET : Non, non c'est pas du tout pour un livre, c'est parce qu'il va y avoir un procès sur la scientologie parce que il y a deux scientologues qui ont râlé parce que la scientologie continuait à les conserver sur ses fiches alors que ils ne voulaient pas.

JOURNALISTE : Ah oui, le procès qu'y a le 6 et le 7 décembre, c'est ça ?

BOUSQUET : Alors c'est à cette occasion là que France 3 voudrait faire un petit......

JOURNALISTE : Oui, ils voudraient faire un petit reportage la dessus, ben c'est bien.

BOUSQUET : Ils le prépareront donc avec des interviews de Abgrall, moi, Tavernier et peut être les Vivien.

JOURNALISTE : Et tout ça est quand même incroyable d'en arriver là, c'est marrant parce que ce que vous me dites là est identique dans certaines autres missions interministérielles, combats de chefs, enfin là c'est même pas un combat de chefs, c'est carrément euh...

BOUSQUET : C'est lamentable, c'est sordide, non c'est pas un combat de chefs, bien que je sois dans le coup je refuse de dire que c'est un combat de chefs.

JOURNALISTE : Oui, parce que vous vous cherchez à prendre la place de personne.

BOUSQUET : A non, non c'est tout le problème, c'est ce qui les emmerde d'ailleurs, c'est que je pars, mais ç'a m'est égal moi, je croyais rendre service, on me dit allez-vous en, bon je m'en vais, vous savez ça ne me gène pas du tout, ça ne changera rien, si, ça change à ma vie quotidienne que ça me donne plus de temps pour faire autre chose, et pour continuer d'ailleurs à m'occuper de gens qui auraient besoin de moi, je continuerai à présenter des conférences, mais ceci étant je n'ai plus la vie quotidienne, je passais au moins 4 jours par semaine.

JOURNALISTE : Ah quand même.

BOUSQUET : Ah pratiquement, entièrement, totalement bénévole.

JOURNALISTE : Contrairement à certains.

BOUSQUET : Donc de ce coté là ça me simplifie un peu la vie.

JOURNALISTE : Oui, tout à fait d'accord, donc je vais essayer d'appeler monsieur Cossu pour cette histoire d'E-mail.

BOUSQUET : Oui, vous avez son téléphone ?

JOURNALISTE : Non, j'ai pas son numéro de téléphone, je connais le site mais je connais pas son numéro de téléphone.

BOUSQUET : Je peux vous donner, je lui ai parlé de vous, et donc il m'a autorisé à vous donner son numéro.

JOURNALISTE : Ah ben c'est très bien, d'accord.

BOUSQUET : C'est plus simple 01.39.57.77.07.

JOURNALISTE : Oui il a un site Internet qui est assez complet.

JPB:Oui c'est le plus riche qui existe actuellement, mis à part peut être de celui de Mr Roger Gonnet.

JOURNALISTE : Mr Gonnet, c'est une autre histoire.

BOUSQUET : Mr Gonnet c'est un ancien scientologue, qui continue, enfin, qui sait beaucoup de choses sur la scientologie mais qui est un petit peu spécialisé tandis que le site de Michael Puget qui est tenu par Mathieu Cossu est un site très riche.

JOURNALISTE:Le problème de Gonnet c'est que je le trouve pas très fiable, quoi ?

BOUSQUET : Disons qu'il a une revanche à prendre quand même, tandis que M. Cossu n'a aucune revanche à prendre.

JOURNALISTE : Oui, c'est ça oui, il a une revanche à prendre, bon malgré tout c'est, y a des trucs, je trouve pas ça très sérieux, mais bon, c'est mon point de vue, j'avoue franchement.

BOUSQUET : (rires)

JOURNALISTE : bon ben écoutez, tout ça est très bien, donc j'aurai peut-être l'occasion de vous voir mercredi à la télé.

BOUSQUET : Eventuellement, vous verrez la tête que j'ai. (rires) Vous verrez que j'espère être resté un peu souriant.

JOURNALISTE : D'accord. Bon ben écoutez. . .

BOUSQUET : Vous savez, si vous voulez me rencontrer. . .

JOURNALISTE : Oui.

BOUSQUET : Je n'y vois aucun inconvénient.

JOURNALISTE : Aucun problème. Merci pour tout ça , je vous souhaite de joyeuses fêtes. Et puis peut-être que j'aurai l'occasion de vous rappeler.

BOUSQUET : D'accord.

JOURNALISTE : Merci. Au revoir Monsieur Bousquet.

 

 

Deuxième partie de l’interview de 
M. Jean-Pierre Bousquet
 
3 Décembre 2001 à
20h (*)

 

 

JOURNALISTE : Je veux finir l'article, par rapport a monsieur Vivien et sa nomination en tant qu'ambassadeur, est ce que vous vous vous avez été dans d'autre pays avec lui, ou est ce qu'il y a été tout seul avec la mils ou pas du tout.

BOUSQUET : moi je suis jamais allé dans d'autre pays avec lui, je suis allé en Chine, il va très souvent en Guadeloupe, Guyane, Martinique, il a été en Ouzbékistan et plusieurs fois en chine en réalité, a titre privé que aussi bien....

JOURNALISTE : J'ai eu la semaine dernière madame tavernier, je lui ai posé plusieurs fois la question , elle était pas bien sure si il allait être ambassadeur, d'ailleurs elle partage la même opinion que vous, sur son compte.

BOUSQUET : (rire) je crois que au moins de se coté la nous sommes tout a fait d'accord. On parle de poste d'ambassadeur, mais je n'en sais absolument rien, il est certain qu'il y a peut de chance qu'il est un poste de ministre, le maroquin il peut toujours s'accrocher, et si on veut se débarrasser de lui, en ayant l'air de lui donner en même temps une promotion, c'est une des choses possibles.

JOURNALISTE : oui oui bien sur...

BOUSQUET : Dans le fond, j'en sais absolument rien, je constate simplement mais ça, ça n'est qu'une hypothèse, je constate qu'effectivement il s'est donné beaucoup de mal vis à vis de l'Asie et en particulièrement de la Chine.

JOURNALISTE : Oui, oui ce qui est assez drôle d'ailleurs si on peut appeler ça drôle parce que c'est pas tellement le pays ou il a le plus d'entrées, parce que l'Afrique...

BOUSQUET : Ah non, il a surtout des entrées en Afrique et de longue date.

JOURNALISTE : Oui tout a fait.

BOUSQUET : De longue date, d'ailleurs ça laisse, enfin, la encore si j'écoute les mauvaises langues, disons que les pays africains sont des endroits ou on peut s'arranger.

JOURNALISTE : Oui bien sur, mais disons qu'il a eu, là il y a un trou, parce que j'ai quand même pas mal étudié à force de collecter des documents, donc pendant 4 ans en fin de compte il a été au Conseil d'Etat.

BOUSQUET : Oui...

JOURNALISTE : Avant de, en fin de compte......

BOUSQUET : Oui bien sûr.

JOURNALISTE : D'être à la mission interministérielle.

BOUSQUET : Oui.

JOURNALISTE : Pendant 4 ans cette personne qui s'intéresse en fin de compte aux mouvements sectaires, depuis très, très, très longtemps mais il a rien fait.

BOUSQUET : Non effectivement, en fait il vit depuis, on peut dire que cette histoire du rapport fait par, demandé par Mr Mauroy et paru en 85, on peut dire que depuis 16 ans, il en a en somme extirpé les moindres parcelles utilisables pour sa carrière politique.

JOURNALISTE : Oui, oui c'est ça, oui, oui c'est ça, mais moi je suis toujours sous l'idée que je vous ai dis tout à l'heure, c'est qui, qu'est ce qui le motive, parce que un homme politique ce qui est coriace, ce qui le motive, c'est son ambition politique, mais là il y a plus d'ambition politique, parce qu'il est pas député, il est pas maire, il est pas ministre, le fait qu'il soit maintenant ministre, il peut tirer un trait dessus, comme beaucoup de ces, des personnes de cette génération, puis bon, les élections futures on sait pas trop ce que ça va donner, donc c'est ça qui me, c'est ça que j'essaye de comprendre, c'est sa motivation, et j'ai un peu l'impression, et c'est une impression à force de regarder, de, de chercher c'est qu'il y a une... quelque chose derrière lui et qui le pousse à faire ce genre de choses. . .

BOUSQUET : Derrière lui y a sa femme.

JOURNALISTE : (rires) Oui mais pas depuis 20 ans quand même.

BOUSQUET : Ben, écoutez, son fils aîné de ce deuxième compagnonnage, ça a d'abord été un compagnonnage concubinage avant d'être un mariage, son fils aîné a quand même 17 ans.

JOURNALISTE : hum . . .

BOUSQUET : Il a 17 ans.

JOURNALISTE : Oui, oui, donc effectivement.

BOUSQUET : Donc alors quand vous dites 20 ans, oui c'est un peu près de 20 ans.

JOURNALISTE : Oui parce qu'il a commence a peu près dans les années 75, à s'intéresser à ces mouvements là.

BOUSQUET : Ben en fait, sa femme était une de ses anciennes élèves, quand il était professeur d'histoire en université, même pas en université c'était au collège, c'est pas un hasard si elle a plus de 20 ans de moins que lui.

JOURNALISTE : Oui tout a fait, effectivement oui d'accord, quand lui avait 40 ans elle en avait une vingtaine.

BOUSQUET : Exactement, oui.

JOURNALISTE : Oui d'accord, en fait j'essaye de démêler tout ça, c'est des choses, il y a des points que j'essaye d'éclaircir que je ne comprends pas, parce que d'un coté, c'est vrai vous êtes pas la première personne à me dire qu'il cherche à partir parce que je sais pas si il cherche réellement à partir mais en tout cas. . .

BOUSQUET : Il cherche à être quelqu'un, une anecdote qui m'a été racontée, vous savez je vous avait parlé d'un monsieur Jean que j'ai retrouvé entre parenthèses.

JOURNALISTE : Qui c'est ? je voudrais bien le contacter.

BOUSQUET : Il s'appelle Jean Van Ende V.a.n plus loin E.n.d.e et il habite Paris et là je sais pas si je peux vous en dire beaucoup plus.

JOURNALISTE : Non, non c'est pas grave, c'est pas grave.

BOUSQUET : C'est un Monsieur qui a été architecte, qui a eu des malheurs, euh enfin des gros revers de fortune, et qui donc a cherché il y a une quinzaine d'années, il y a 19 ans exactement puisque il est tombé dans les affaires des Mr Ikor, un an après que le Roger Ikor ait fondé le CCMM et il était rémunéré, mal d'ailleurs, très mal même enfin il était quand même un peu rémunéré comme archiviste et documentaliste et d'ailleurs en fait il faisait très bien son travail et il a été disons poussé pas très poliment à la porte sous des prétextes d'ailleurs parfaitement anormaux, puisque c'est soi-disant parce qu'il avait 65 ans qu'on pouvait plus le payer, alors que comme il était salarié d'une association il pouvait aller jusqu 'a 100 ans, en bref il a été poussé gentiment de coté, pour laisser le champ libre à Mme Vivien, tout simplement.

JOURNALISTE : Oui, oui oui tout à fait, vous m'en aviez parlé effectivement.

BOUSQUET : Mais ça il me l'a lui même confirmé.

JOURNALISTE : Oui, oui c'est ça oui évidemment oui.

BOUSQUET : Or Mme Viven n'avait rien d'autres elle aussi, a montrer que le fait d'être la femme de Mr Vivien c'est tout.

JOURNALISTE : Oui oui bien sur, oui.

BOUSQUET : Elle sauf que ça l'intéresse pas du tout le sourire.

JOURNALISTE : Là je vais pas tourner autour du pot, franchement c'est une histoire financière alors, à ce moment là, si d'une certaine manière les sectes ne l'intéressent pas.

BOUSQUET : Mme Vivien pas du tout.

JOURNALISTE : Si elle arrive en tant que directrice du CCMM et qu'elle touche une certaine somme d'argent et que à l'arrivée de Mr Vivien les crédits sont débloqués et qu'ils montent considérablement et que vous je sais pas, moi ça. . .

BOUSQUET : Si vous voulez me faire dire. . .

JOURNALISTE : Non, je cherche pas à vous faire dire, quand même on a tous les éléments qui montrent quand même que quelque part c'est quand même.

BOUSQUET : Non, non pas de complaisance, soyons très clair.

JOURNALISTE : C'est pas évident quoi, c'est évident il arrive un moment c'est ce que je vous ai déjà dit à plusieurs reprises, je cherche pas particulièrement à vous le faire dire, mais j'ai un peu l'impression que tout le monde tourne un petit peu autour du pot sans vraiment le dire clairement parce que quand on regarde un peu la vie de Mr Vivien avec ses passages en Afrique, et sa vie en Afrique et tout ce qu'il a pu faire, on fait pas ça, il y avait hier soir une émission très intéressante à la télé sur ELF je sais pas si vous avez pu voir sur M6.

BOUSQUET : J'ai pas vu non.

JOURNALISTE : Bon et quand on voit en fin de compte tout ce qui s'est passé en Afrique, avec ELF c'était avant tout des histoires financières, je pense pas que Mr Vivien même si c'est un spécialiste de l'Afrique subsaharienne, que les raisons qu'il ait pu, qu'il a pu, auxquelles il a pu collaborer la bas c'était uniquement parce qu'il aime l'Afrique.

BOUSQUET : Non, ce n'est pas uniquement pour ça et j'étais au mariage donc de Mr et de Mme Vivien, je peux vous dire que les bijoux que portaient Mme Vivien je suis bien incapable de les avoir jamais offerts à ma femme et pourtant mon père était haut fonctionnaire et j'ai quand même moi même été capitaine de vaisseau, mais euh ma fortune reste trop modeste pour m'offrir des montres serties de diamants ou des choses comme ça.

JOURNALISTE : Est ce que, pareil, je vais encore aller un petit peu plus loin, j'ai fait des recherches quand même assez importantes et je me suis intéressé quand même pas mal à la maison de Mr Vivien et j'ai des documents qui viennent du tribunal de commerce de Créteil, du tribunal pas de commerce, du tribunal de Créteil, d'accord, sur l'achat de la maison, documents officiels tout ce qu'y a de plus légaux, d'accord, puisqu'ils m'ont été fournis avec l'achat d'un timbre et je peux vous assurer que c'est quand même assez troublant,....... Parce que il a une maison avec une femme, Mme Casano a pris à l'époque, elle s'appelait Mme Casano a pris un crédit pour une somme de 350.000 FF, qu'elle a eu du mal à payer à un point tel que les huissiers ont failli vendre cette maison, et qu'au dernier moment ces 350.000 FF ont été payés à l'UCB, j'ai des documents hein, il y a aucun problème, la maison coûte 1.600.000 FF, sur l'acte notarial de maître Egret qui se trouve dans le 10ème arrondissement place de la République on trouve que la maison, ben y a eu un versement de 1.200.000 FF, d'accord, on sait pas du tout d'ou sort cette somme, elle est au nom de Mme Vivien, d'accord, qui est Mme Casano maintenant et ils ont pris un crédit ou elle a pris un crédit pour compléter le million six cent mille francs parce qu'il y a eu qu'un million deux cent mille de versé qu'elle n'a pas payé et pendant 4 ans ou 5 ans il y a eu une procédure qui s'est conclue en fin de compte je crois en 1996 ou 1997 et cette procédure aura été jusqu'à la vente, elle s'est pas faite mais au dernier moment la maison a failli être vendu par des huissiers.

BOUSQUET : Oui. De toute façon je suis un peu étonné de voir par exemple que c'est la même, je crois que je l'ai déjà dit, c'est la même société, la même entreprise qui a été sollicité, de Seine et Marne bien entendu, pour faire des travaux soi-disant nécessaires dans le siège social du CCMM, depuis l'arrivée de Mme Vivien mais j'entendais, ça je ne l'invente pas, que c'étais Mr Vivien le 6 octobre étais très pressé de s'en aller car disait il aux gens qui étaient là, vous comprenez, il faut absolument que je rentre vite à la maison car je dois surveiller la réfection de la charpente. . .

JOURNALISTE : D'accord.

BOUSQUET : C'est, disons que pour le moins c'est malheureux pour lui car on ne peux pas s'empêcher de faire des rapprochements qu'est ce que vous voulez.

JOURNALISTE : Oui, ben oui, bien entendu, bien entendu.

BOUSQUET : En disant ça je sens bien que je suis une mauvaise langue puisque c'est un simple rapprochement.

JOURNALISTE : Oui mais le problème c'est que les rapprochements on peux en faire plein parce que je suis allé très loin, j'ai découvert pas mal de choses, bon je vous dis sur la maison, bon y a plein de choses, quand on prends certains ouvrages, certains livres qui ont été écrits, admettons sur les affaires socialistes de l'époque, d'accord ? On retrouve aussi quelque part son nom parsemé a quelques affaires, notamment à Patrice Pellat, notamment à l'hôtel en Corée, toutes ces choses là.

BOUSQUET : Oui je comprends bien.

JOURNALISTE : Et avec un architecte qui est un architecte du 77 en Seine et Marne.

BOUSQUET : Ca serait intéressant de voir aussi, je peux vous dire je n'ai jamais vu les factures ni même les devis de l'actuel siège social du CCMM.

JOURNALISTE : Oui c'est ça oui d'accord, pour en conclure pour l'histoire de l'ambassadeur, de lui en tant qu'ambassadeur il a été plusieurs fois en Chine, c'est ça ? mais à titre privé ou à titre ?

BOUSQUET : Les deux, c'est à dire qu'il semble avoir établi des premiers contacts en faisant un voyage à titre privé, et il y est revenu, je ne sais pas très bien à quel titre d'ailleurs parce que j'ai pas très bien compris en définitive pourquoi il venait en observateur d'un colloque ou le CCMM allait lui en intervenant si vous voulez.

JOURNALISTE : Oui, oui c'est ça.

BOUSQUET : C'est là ou j'ai l'impression avec le recul d'avoir été une parfaite marionnette, j'ai joué mon rôle.

JOURNALISTE : Non mais vous savez je ne me sers pas de vous, j'essaye de téléphoner à plusieurs personnes, d'accord, je fais des recoupements, j'essaye de faire un travail parce que mon métier qui est documentaliste plus que journaliste, je suis très très habitué à travailler en bibliothèque, d'accord, donc de ce coté là je pense connaître mon travail et j'ai fait un travail de recherche très important, et c'est pour ça aussi que je me permet de vous dire ça parce que j'ai fait les recherches et je suis pas, et j'ai vu des choses, je sais pas si vous connaissiez un petit peu les affaires socialistes, il y avait plusieurs affaires, bien entendu.

BOUSQUET : Non je vous dirai que je me suis pas beaucoup occupé, ayant été 28 ans dans la Marine Nationale, 15 ans dans l'industrie, j'ai pas eu beaucoup le temps de m'occuper des affaires, bien sûr je suis un citoyen conscient et organisé, j'ai des opinions politiques argumentées qui ne sont pas forcement partagées par tout le monde, mais enfin de ce coté là il n'y a pas de problème, mais là non pas du tout, disons que ma carrière est le parfait reflet de ma naïveté vis à vis de ce genre de personnage.

JOURNALISTE : Oui parce que pour conclure, une chose, et là, c'est pas que je l'affirme mais Mr Vivien en tant qu'individu n'apparaît dans aucun papier officiel.

BOUSQUET : Non, bien entendu.

JOURNALISTE : C'est à dire que, bon admettons, la maison n'est pas à son nom, d'accord ? la maison coûte 1 600 000 FF et y a marqué profession de Mme Casano à l'époque, secrétaire, je sais pas comment une secrétaire peux se permettre de s'acheter une maison à ce prix là ?

BOUSQUET : Surtout que au départ la famille Casano n'a pas une cuillère d'argent au départ.

JOURNALISTE : Oui exactement je sais pas parce que j'ai pas cherché, mais bon.

BOUSQUET : J'ai eu l'occasion de rencontrer Mme Casano mère et de toute évidence elle n'est pas arrivée depuis si longtemps que ça de son Italie natale, de sa Naples natale puisque ce sont des napolitains.

JOURNALISTE : Et deuxièmement quand on, fait les recherches sur la publicité de l'impôt, l'article 15.111, d'accord, eh bien il y a un an Mr Vivien n'apparaît pas.

BOUSQUET : Ah bon ???

JOURNALISTE : Non, non du tout, les impôts sont au nom de Mme Casano, qui déclare 3 parts et demi.

BOUSQUET : Aaaah !!! Bon????? et lui, lui il a pas d'impôts??

JOURNALISTE : A l'adresse, l'adresse de leur maison le service des impôts dit : il n'y a pas de Mr Alain Vivien

BOUSQUET : Ah bon ? Mais y doit bien être domicilié quelque part ?

JOURNALISTE : Mais quand vous regardez le Who's Who de Mr Alain Vivien d'année en année, sur tous les Who's Who quand vous allez admettons à la bibliothèque de Beaubourg son adresse est toujours 10 rue Jules Renoir à Combs la Ville.

BOUSQUET : Ah bon ?

JOURNALISTE : Toujours, toujours, toujours.

BOUSQUET : Ah ! Bien ! Curieux !

JOURNALISTE : Oui c'est curieux, c'est pour ça que c'est à se demander si quelque part y cherche pas à cacher quelque chose ou a faire quelque chose, je ne sais pas, mais son adresse, et c'est pas la première fois que je remarque dans un document officiel, d'accord, officiel ou pas officiel parce que le Who's Who n'est pas officiel, d'accord, mais c'est quand même le Who's Who, je sais comment ça fonctionne, j'ai téléphoné au Who's Who pour savoir comment ils procédaient. Tous ans ils envoient une fiche à remplir à la personne, pour savoir si elle désire continuer à vouloir apparaître dans le Who's Who, d'accord, et donc c'est la personne physiquement qui remplit la fiche et l'envoie au Who's Who.

BOUSQUET : Oui ben ça je connais, mon père était au Who's Who.

JOURNALISTE : Ben voilà comment ça se passe avec cette fiche et d'année en année l'adresse de Mr Vivien est toujours 10 rue Jules Renoir, d'accord, ou il habitait manifestement avant il y a une vingtaine d'années avec Mme Rosenberg qui étais son ex femme.

BOUSQUET : Oui, c'est ça oui.

JOURNALISTE : Mais c'est marqué dans le Who's Who, donc là tout ce que je vous dis je l'ai appris par le Who's Who uniquement et puis j'ai plein d'autres types de documents officiels ou officieux de cabinets ministériels ou de choses comme ça où systématiquement d'années en année, d'années en année c'est toujours le 10 rue Jules Renoir.

BOUSQUET : C'est très curieux !

JOURNALISTE : Mais la maison de Mr Vivien est au nom de Mme Casano, les impôts il apparaît pas, bon euh, c'est tout !

BOUSQUET : Y paye des impôts quand même ?

JOURNALISTE : Y doit en payer, ou il les paye encore sur la commune de Combs la Ville à l'époque ou il y habitait je sais pas trop quoi, maintenant moi aux impôts ils ont dit que c'était 3 parts et demi qui étaient déclarées, d'accord, je vous livre pas les chiffres que j'ai parce que, on signe un engagement comme quoi on a pas le droit de divulguer, d'accord.

BOUSQUET : Oui je comprends bien.

JOURNALISTE : Donc je respecte complètement cet engagement, mais il y 3 parts et demi et s'il y a.... 2 ou 3 enfants ? 3 enfants ?

BOUSQUET : 3 enfants.

JOURNALISTE : Bon, ben, lui plus elle ça fait 2 parts, plus les 3 enfants ça fait une part et demi, ça fait donc 3 parts et demi.

BOUSQUET : C'est exact.

JOURNALISTE : Et la personne a vraiment été sincère, elle m'a dit non, écoutez, j'ai rien dans ce foyer fiscal là, j'ai 3 parts et demi au nom de Mme Casano et j'ai rien au nom d'Alain Vivien.

BOUSQUET : C'est extraordinaire!! C'est quand même extraordinaire.

JOURNALISTE : Voilà ! donc, je cherche pas particulièrement à vous faire dire quelque chose, mais c'est pas que ça m'intéresse pas mais c'est pas mon but, c'est juste, j'essaye de comprendre, et plus je recherche, c'est pareil, en1998 quand Mr Vivien a été nommé président de la mission interministérielle, un mois ou deux après y a eu soit disant un cambriolage chez lui qu'il a mis sur le dos en fin de compte des mouvements sectaires.

BOUSQUET : Oui.

JOURNALISTE : Ce qui est très facile aussi, bien sur 4 articles de presse, y en a 3 ou c'est pas la bonne adresse.

BOUSQUET : (rires ! ! ! !) ça c'est assez marrant. Je sais que Mme Casano m'en a parlé de ce machin là, c'était un faux cambriolage, c'était pour montrer qu'ils étaient capables de rentrer dans la maison sans qu'il se passe quoi que ce soit, c'était uniquement pour l'intimider, d'ailleurs Kévin était là et il a rien vu.

JOURNALISTE : En plus !

BOUSQUET : Oui ! Ils se permettaient, alors il y avait une raison à ça, il s'agissait d'obtenir les deux officiers de sécurité et le chauffeur officiel.

JOURNALISTE : C'est ça, voilà, oui, oui.

BOUSQUET : Et il les a obtenu effectivement

JOURNALISTE : Bien entendu, et quand vous prenez j'ai les articles de presse que j'ai retrouvé moi en bibliothèque sur le cambriolage, sur 4 y en a 3 ou c'est pas la bonne ville Il y en un c'est Sucy en Brie, l'autre je sais pas, bon je sais bien que mes confrères journalistes sont pas toujours des rois de la précision, d'accord, mais en général si on leur dit j'habite à Paris 7ème, la personne met Paris 7ème, elle mettrait pas Paris 8ème. Donc j'arrive a me demander si ils avaient pas spécialement envie qu'on sache qu'il habite dans cet endroit là.

BOUSQUET : Alors y vous dira, oui, mais justement c'est pour éviter les sectes, mais ce serait prendre les sectes pour des imbéciles.

JOURNALISTE : Complètement, oui c'est pour ça que je, je. . .

BOUSQUET : Il y a une chose que je peux dire, que depuis le mois d'avril quand je vois avec le recul tout ce qui s'est passé et la brutalité avec laquelle j'ai été agressé y a forcement de l'argent la dessous.

JOURNALISTE : Mon opinion, je vous l'ai déjà dit, vous n'avez pas été exclu et vous n'avez pas subi cette campagne de diffamation quel que soit le nom qu'on peut lui donner pour rien, et qu'a mon avis vous avez du mettre le doigt sans même vous en rendre compte sur quelque chose qui est quelque chose d'assez important pour qu'on vous dénigre, c'est tout.

BOUSQUET : Tout ce que je peux dire c'est que j'avais commencé, enfin on s'était arrangé pour que je ne mette pas le nez dans les comptes et euh je dirais presque dans l'innocence de mon cas et puis surtout parce que quand vous avez une fonction d'autorité à remplir, et que le statut prévoit que le président est

Responsable de l'ordonnancement des dépenses il est bien évident qu'a un moment donné j'ai bien fini par souhaiter regarder de plus près tout ça et c'est à ce moment là que ça a démarré, c'est une évidence et Mr Chanoir de ce coté là était complètement complice, y a eu des trucs, la seule chose qui pouvait me mettre la puce à l'oreille c'est que à un moment donné, Mr Chanoir qu'on ne voyait jusque là pratiquement jamais, venait régulièrement déjeuner avec Mme Casano et Mme Nedelec et dans certains cas me faisait franchement la gueule comme si que j'étais quelque chose de, quelqu'un d'absolument infréquentable.

JOURNALISTE : Et je vous dit quand je vois, parce que moi j'ai observé, j'ai regardé le parcours de Mr Chanoir, que j'ai regardé l'association française des volontaires du progrès, j'ai regardé qui en faisait partie, on retrouve quand même à l'intérieur des grosses têtes de l'époque de l'affaire Urba, je me demande aussi pourquoi Mr Vivien, pendant 4 ans a disparu de la circulation que subitement il est nommé président du CCMM et puis subitement de l'AFVP.

BOUSQUET : Il a beaucoup, alors je sais, toujours par Mr Van Ende qui m'a expliqué que en fait, il a beaucoup hésité, Mme Genève qui est présidente d'honneur actuel du CCMM, cherchait effectivement quelqu'un pour la remplacer étant donné son âge il était important et urgent que ça soit le cas, elle a beaucoup cherché, elle avait pas trouvé jusque là, elle avait proposé assez vite à Mr Vivien de prendre la présidence du CCMM, et il s'est fait tirer l'oreille pendant un an et puis brusquement il a dit OK, pendant 6 mois ça s'est a peu près bien passé, oh il venait pas très souvent mais il était quand même là de temps en temps, et puis , sauf qu'il voulait absolument qu'on l'appelle pas Mr le président mais Mr le ministre et puis brusquement on a vu apparaître 6 mois plus tard Mme Casano à mi temps et puis au bout de 3 mois à plein temps, et au bout du compte Mr Van Ende a été prié d'aller prendre sa retraite. Et puis ensuite la chose s'est enchaînée.

JOURNALISTE : Vous savez, j'ai même fait un rapprochement, c'est très intéressant, ce que vous me dites, j'ai même fait un rapprochement, Mr Vivien a touché de la part de la MILS 10.000 FF, ça c'est marqué au journal officiel, pratiquement un mois après avoir déclaré dans la presse qu'il était bénévole.

BOUSQUET : Oui, je sais ça.

JOURNALISTE : Ce qui veut dire qu'il a du se tromper, ou se dire j'ai fait une grosse erreur en disant que je suis bénévole, parce que certains vont peut être se poser la question de quoi je vis, et après en fin de compte qu'est ce qu'il fait ? il cherche à obtenir de la MILS une somme de 10.000 FF pour ses frais, frais ou autres, ce qui fait que quelque part ça justifiait un petit peu, ces 10.000 FF, un peu la fonction mais, vous savez des recoupements comme ça on peut en faire plein et y vont tous dans le même sens.

BOUSQUET : Au dernier, à la dernière réunion du conseil d'orientation auquel j'assistais, il a expliqué qu'il était pas question pour lui de faire le travail que faisait Denis Barthélemy le Secrétaire général parce que après tout, dit-il, je suis bénévole, je ne suis pas donc payé pour animer une équipe de fonctionnaires.

JOURNALISTE : Oui, mais c'est complètement incroyable, et sur Ayatte et Mountacir, qu'est ce qu'il disait déjà ?

BOUSQUET : Alors, sur Hayat el Mountacir, au départ Mme Casano en disait le plus grand mal, en disant, de toute façon pour la paye elle ne fait rien, bon, elle étais malade, mais il n'y avait pas de raisons effectivement, et puis brusquement l'attaque à mon sujet à commencé en disant, en laissant entendre que j'aurais dit que Mme El Mountacir était une maghrébine et qu'elle n'avait rien à faire dans notre association, ce qui est d'autant plus stupide que je la connais depuis pratiquement que je m'occupe de ces affaires là, puisqu'elle était à l'origine de l'UNADFI, et que j'avais été favorable à l'accueillir au CCMM lorsque finalement elle a quitté l'UNADFI, donc c'était complètement ridicule, à l'époque j'avais demandé à Vivien de le rencontrer, pour lui dire, mais qu'est ce que c'est que cette histoire, ose t'on m'accuser de racisme, je vois vraiment pas de quoi vous parlez, or Mme El Mountacir effectivement est diplômée en ce sens qu'elle a un DEA d'économie politique, ce qui lui permet maintenant de se dire politologue, elle a en fait beaucoup appris à l'UNADFI, beaucoup moins au CCMM parce que c'est vrai qu'ayant été malade elle a été pratiquement tout le temps absente, Mme Casano a un moment donné en disait pique-pendre et puis elle l'a utilisée contre moi, ce qui n'empêche pas Mme El Mountacir au moment du 11 septembre de rencontrer une personne que je connais bien et qui lui disait : tu te rends compte ce qui s'est passé ? et elle répondait : c'est bien fait pour leur gueule ! alors moi je suis peut être raciste, mais je me demande ce que ça veut dire dans ce cas là !

JOURNALISTE : En tout cas tout ça est fort intéressant parce que on va dans cette direction. Vous savez les éléments mis les uns à coté des autres inévitablement.

BOUSQUET : Mais voilà, El Mountacir ferait bien de faire attention à elle, pas de mon fait, parce que moi, pour moi elle n'existe plus, mais je ne pense pas que la famille Vivien saura l'utiliser autant qu'elle sera utilisable, le jour ou elle le sera plus ou pas du tout, je lui donne pas grand chose à en tirer.

JOURNALISTE : Bon, ben, écoutez, je ne vais pas vous embêter plus longtemps.

BOUSQUET : Vous ne m'embêtez pas.

JOURNALISTE : Et puis ce que je vous ai dit, j'ai les éléments, bon y a aucun problème la dessus, je lance pas ça en l'air, bon ben écoutez je vous remercie, au revoir.

 

 

Interview de 
M. Jean-Pierre Bousquet 
le 8 Décembre 2001 (*)

 

 

BOUSQUET : Oui, je vais bien.

JOURNALISTE : Je viens d’avoir Monsieur Cossu , longuement. (...) J’ai eu Mr Cossu au téléphone, qui ne tarit pas d’éloges sur vous.

BOUSQUET : Ah il est gentil.

JOURNALISTE : Non mais c’est vrai, dans le sens, il m’a expliqué un peu comme vous m’avez expliqué, avec d’autres détails dans d’autres domaines exactement, dans le même domaine. C’est intéressant.

BOUSQUET : Oui.

JOURNALISTE : L’émission que vous avez enregistrée n’est pas passée ?

BOUSQUET : Non elle n’est pas passée. La journaliste m’a téléphonée pour me dire qu’elle passerait peut-être la semaine prochaine.

JOURNALISTE : Ah d’accord.

BOUSQUET : Mais vous savez, je ne serai pas le premier qu’on aura enregistré et qui ne passera jamais sur, heu, en tout cas dans l’enregistrement ne passera jamais. C’est des choses qui arrivent.

JOURNALISTE : Oui et puis du fait que le procès ait été reporté ?

BOUSQUET : Oui alors elle m’a dit, effectivement vous comprenez, nous sommes tout de même un magazine d’actualité. Si c’est pas d’actualité, évidemment c’est moins intéressant, etc. Je crois surtout qu’en plus, elle avait pas enregistré tous les gens qu’elle voulait enregistrer, en l’occurrence, Madame Tavernier, Monsieur Abgrall, et quelques autres : Monsieur Vivien, Madame Vivien, qui d’ailleurs l’avait envoyé balader. (rire)

JOURNALISTE : Ah bon ?

BOUSQUET : Oh oui actuellement, ils aiment pas beaucoup qu’on vienne les titiller. Alors qu’à une certaine époque, il aimait beaucoup les journalistes, actuellement il est plus méfiant.

JOURNALISTE : Bon. C’est peut-être pour çà que j’ai mieux réussi à les avoir. Comme je vous l'avais dit je m’étais vertement fâché avec madame, heu.

BOUSQUET : Madame Vivien ?

JOURNALISTE : Claire Barbereau.

BOUSQUET : Ah oui. Avec Madame Barberau. Oui mais çà c’était vraiment sur ordres. Car vous savez c’est une personne fort aimable. Je l’ai d’ailleurs rencontrée tout récemment car je continue quand même, on continu à m’inviter à certains colloques, alors j’y vais. Et puis j’ai rencontré entre autres Madame Barberau, qui s’est montrée fort aimable, comme elle est toujours. A condition bien sûr qu’on lui donne pas l’ordre de se montrer tête de barbelés.

JOURNALISTE : Oui c’est çà. Disons que moi elle m’avait demandé quelles étaient les questions que je voulais lui poser, fallait les envoyer par fax, parce qu’elle m’a dit, vous savez les réponses aux questions ne sont pas forcément les mêmes en fonction du journal dans lequel çà va passer.

BOUSQUET : Oui vous m’aviez dit ça.

JOURNALISTE : Bon. J’avais trouvé ça assez bizarre. Mais bon, c’est comme ça. On va pas hein. Qu’est-ce que je veux dire. Oui donc, ce que m’a dit Mr Cossu est vraiment très très intéressant. Ca complète pas mal tout ce que vous avez pu me dire, sous d’autres aspects.

BOUSQUET : Oui, oui.

JOURNALISTE : Il m’a par contre, là , on a abordé un aspect, sur lequel moi je me dirige à l’heure actuelle, enfin je me dirige, qui est un aspect assez intéressant, c’est heu, l’aspect, oui heu, vous ça fait combien de temps que vous faites parti du CCMM, mise à part la présidence, ça fait 3, 4 ans ?

BOUSQUET : Ca fait 3 ans oui.

JOURNALISTE : 3 ans c’est çà. Donc bon, quand même vous connaissez parce que avant vous étiez à l’UNADFI ou à l’ADFI, je sais plus.

BOUSQUET : J’étais effectivement vice président de l’UNADFI.

JOURNALISTE : bon, après là, d’une façon chronologique, après il y a eut la loi About, About Picard qui a été créée, avec beaucoup de controverses d’après ce que j’ai pu lire ; parce que le mouvement protestant et tout çà, heu.

BOUSQUET : Oui en particulier le Pasteur Arnold de Clermont était très très réticent. Il était pas le seul. Le père Vernette également était assez réticent. Mais pour des raisons qui ne paraissent d’ailleurs pas toujours très bonnes, m’enfin bon.

JOURNALISTE : Bon, le problème c’est que chacun a sa façon de voir les choses.

BOUSQUET : Oui absolument.

JOURNALISTE : Donc voilà, moi j’ai rencontré une personne qui est au Grand Orient de France.

BOUSQUET : Oui.

JOURNALISTE : Je sais pas si vous connaissez forcément de nom en tout cas ?

BOUSQUET : (rire) Oui , plus que de nom. Puisque je connais disons, un certain nombre de membres du Grand Orient. Je n’en fais pas partie. Je connais, d’ors et déjà, je sais qu’il y a déjà un certain nombre qui font partie du Grand Orient, dont çà ce n’est nullement un mystère, dont Monsieur Vivien.

JOURNALISTE : Alors justement, il y a Monsieur Vivien, il y a Monsieur Guyard aussi qui en fait partie.

BOUSQUET : Oui, oui absolument.

JOURNALISTE : Je crois que Madame Picard fait partie d’une loge féminine.

BOUSQUET : Absolument, oui féminine.

JOURNALISTE : C’est ça oui féminine, Monsieur, je ne sais pas si de nom vous le connaissez aussi, Monsieur Bauer, qui est le grand Maître du Grand Orient, qui a déjà fait à plusieurs reprises des déclarations ?

BOUSQUET : Oui. Mais Monsieur Bauer effectivement. Je ne le connais pas personnellement. Mais il est connu parce qu’on en a beaucoup parlé, dans les journaux.

JOURNALISTE : Oui tout à fait. Il a fait des déclarations notamment sur les mouvements sectaires, et heu, la loi, heu, cette loi About Picard qui a été votée par 18 ou 19 parlementaires, ça été voté au Sénat ou à l’assemblée nationale ? je sais plus ?

BOUSQUET : Les deux.

JOURNALISTE : Oui.

BOUSQUET : Oui forcément les 2, sinon elle ne serait pas.

JOURNALISTE : Oui il y a la navette. Mais en dernier recours cela a été voté à l’Assemblée Nationale. C’est ça ?

BOUSQUET : Oui bien sûr, toujours.

JOURNALISTE : Bon, il me semble que le Grand Orient de France et quelque chose me fait dire, que quand même est pas mal derrière. (Silence) Quelle est votre opinion ?

BOUSQUET : Oui, c’est très vraisemblable, dans la mesure où Monsieur Vivien qui en fait partie et Monsieur Tubianat, l’actuel patron de la Ligue des Droits de l’Homme, étaient pour la loi. En général, ces gens là s’avancent rarement tout seuls. Donc heu. Non c’est vrai. Je ne les accuse pas de manquer de courage, m’enfin, ils avancent avec toujours derrière eux, un réseau.

JOURNALISTE : Oui.

BOUSQUET : Ca fait partie des habitudes de ce milieu là. Et donc effectivement, certainement le Grand Orient n’aurait pas, enfin Monsieur, heu, aussi bien Monsieur Tubianat que Monsieur Vivien n’auraient pas eu les coudées aussi franches, si le Grand Orient ne leur avait pas donné sa bénédiction.

JOURNALISTE : Oui c’est ça.

BOUSQUET : Maintenant, dire que c’est le Grand Orient qui est à l’origine : non. L’origine du mot manipulation mentale, du moins, je dirais presque l’origine même de la loi, il faut aller la trouver chez Monsieur Jacques Trouslard, chanoine honoraire du diocèse de Soisson.

JOURNALISTE : Ah bon ?

BOUSQUET : Ah ben oui. C’est lui qui est manifestement à l’origine de tout ça. A l’origine lointaine peut-être, mais c’est à l’origine de tout ça. Le chanoine en question, qui est donc un prêtre catholique, s’est toujours, d’abord est au moins aussi ancien que le Père Vernette, qui est officiellement délégué par l’Episcopat français aux histoires de sectes, il est aussi ancien, je dirai, sur le sujet. En revanche, contrairement au Père Vernette, qui lui le voit toujours avec un œil de la hiérarchie catholique, le Père Trousslard, Jacques Trousslard s’est efforcé lui de ne le voir que d’un point de vue laïque.

JOURNALISTE : Oui.

BOUSQUET : Et heu, il est depuis toujours convaincu, et non sans raisons, et ça je suis bien d’accord avec lui, que heu, on peut difficilement expliquer l’adhésion de gens qui sont pas du tout en état de faiblesse, qui sont des gens intelligents et instruits, a des trucs qui vue de l’extérieur sont totalement farfelus. Il y faut donc effectivement, disons des techniques de manipulations mentales en mesure effectivement de mettre les gens sous suggestions. C’est ce qui finalement a été admis dans la heu. Alors on dit que c’est la même chose : mettre les gens sous suggestion et manipulation mentale. Ce n’est pas tout a fait vrai dans la mesure où faire une manipulation mentale n’est pas un délit. C’est vrai que ce n’est pas un délit. Je dirai que vous faites du marketing, vous faites de la publicité, c’est de la manipulation mentale.

JOURNALISTE : Tout à fait.

BOUSQUET : c’est pas un délit. Ce qui est un délit c’est l’objectif, ce qui est un délit surtout , enfin l’objectif poursuivi, c’est surtout lorsque l’objectif est atteint.

JOURNALISTE : Oui.

BOUSQUET : D’ou le fait que ce n’est pas du tout, contrairement à ce que disent les gens, la même chose de dire, qu’il y a un délit de manipulation mentale et qu’il y a un délit de mise sous suggestion. Mettre quelqu’un sous suggestion, c’est un acte qui a réussi, puisque vous l’avez mis sous suggestion. La manipulation mentale éventuellement, ne réussit pas forcément. Vous me faites écouter le prêche enflammé de je ne sais quel adventiste tout à fait sympathique par ailleurs, moi ça ne va pas me convaincre.

JOURNALISTE : Oui, oui tout à fait.

BOUSQUET : Pourtant il essaye bien de me manipuler. En revanche, je ne dis pas que tel ou tel gourou, particulièrement apte à heu, ou correspondant à mon caractère, ne réussira pas à me mettre sous suggestion. C’est pas la même chose. Vous voyez ce que je veux dire ?

JOURNALISTE : Oui oui tout à fait. Mais lui serai donc à l’origine de cette heu ?

BOUSQUET : Oui. Il tenait beaucoup à la notion de manipulation mentale parce qu’il tenait beaucoup à se qu’on comprenne en particulier que les gens, contrairement à ce que certains croient, qui sont adeptes d’une secte farfelue et dangereuse, ne sont pas forcément de doux dingues, ni de dangereux dingues. Ce sont des gens qui ont été effectivement mis en état de suggestion et qui ne raisonnent plus, qui n’utilisent plus leur esprit critique, sur le domaine particulier de la secte.

JOURNALISTE : Oui.

BOUSQUET : Ils peuvent très bien avoir un excellent esprit critique sur par exemple.

JOURNALISTE : Tout à fait.

BOUSQUET : des opinions politiques argumentées. C’est pas du tout la même chose. Et c’était intéressant par conséquent de montrer précisément que grâce à des techniques et grâce aussi je dirai, à ce qu’on pourrait appeler un certain charisme, des gens arrivent à prendre des gens intelligents, qui ne sont pas débiles, j’insiste.

JOURNALISTE : Oui, oui.

BOUSQUET : Oui alors on dit éventuellement ce sont des gens qui ne sont pas instruits. C’est pas vrai. On trouve au CNRS, des gens qui sont Bac +12 et qui sont quand même dans les sectes.

JOURNALISTE : Hum hum. . .

BOUSQUET : On en a eu un exemple qui est bien connu parce qu’on l’a cité 25 fois pour ne pas dire 1000 fois, c’est Madame Amaury Mazaudier, je crois qu’elle s’appelle maintenant Madame Amaury tout court parce qu’elle a dû finalement divorcer, qui est une personne du CNRS et heu.

JOURNALISTE : Du Mandarom ?

BOUSQUET : Du Mandarom oui, c’est ça. Moi je l’ai rencontré cette personne. C’est vrai qu’elle est, vous l’a rencontrez vous lui parlez pas de ces histoire de démons et de trucs comme ça, elle est parfaitement saine d’esprit et c’est une femme qui apparaît comme intelligente et instruite.

JOURNALISTE : Oui.

BOUSQUET : Elle est instruite. Beaucoup plus en tout cas que je ne le suis sur le nucléaire, où j’ai pourtant quelques petites lumières. (rire)

JOURNALISTE : oui (rire). Mais alors le cheminement du Père Trouslard jusqu’à maintenant la loi telle qu’elle a été faite par l’intermédiaire du sénateur About et du député Madame Picard, elle s’est faite comment ? Est-ce qu’il les a, heu?

BOUSQUET : Ah ben parce que il a été reconnu par l’une comme par l’autre comme quelqu’un qui est parfaitement expert. Et donc, heu, disons, que l’idée à cheminé très longuement, moi je connais le Père Trouslard depuis plus de 10 ans, puisque ça fait 10 ou 11 ans, au mois ce temps là que je m’occupe de ces affaires là, et dès ce moment là il commençait à en parler. Mais heu, entre parler de quelque chose et puis faire avancer en direction de la, heu, du Sénat et de l’Assemblée Nationale, ça prend du temps.

JOURNALISTE : Oui bien sûr.

BOUSQUET : Vous savez, il fallait en parler. On en a longtemps parlé, lorsque le sénateur About, parce que c’est lui finalement, l’auteur immédiat, c’est About. Ca il n’y a pas de doute.

JOURNALISTE : Oui. Mais lui était tout à fait nouveau sur le sujet ?

BOUSQUET : Ah non pas du tout.

JOURNALISTE : Non ?

BOUSQUET : Nicolas About était d’autant moins nouveau sur le sujet qu’il a des raisons, je dirais, personnelles et familiales.

JOURNALISTE : ah bon

BOUSQUET : je ne sais pas exactement lesquelles, ça le regarde.

JOURNALISTE : Oui, oui, bien sûr. Non je disais nouveau sur le sujet, car j’ai lu plein de documentations, je retrouve son nom qu’à partir du moment où l’on commence à parler de la loi. Bon je vais prendre l’exemple. Madame Tavernier, Monsieur Vivien ou autres, on sait que ça fait très longtemps qu’ils sont sur ce sujet des sectes. Il y a des noms qui reviennent.

BOUSQUET : Oui, oui, bien sûr.

JOURNALISTE : Maintenant, Monsieur About, j’ai jamais vu d’articles qui datent d’une dizaine d’année, ou même de conférences ou de choses de la participation de Monsieur About.

BOUSQUET : Non parce que justement, il ne participait pas de manière, bon. Vous prenez Monsieur Guyard, Monsieur Brard, vous ne retrouvez pratiquement rien avant 1995.

JOURNALISTE : oui tout à fait.

BOUSQUET : Alors simplement, cela ne voulait pas dire qu’ils ne s’y intéressaient pas, sinon, Monsieur Miard, en fait il y en a quelques autres comme ça, qui est le député RPR du Vésinet ou St Germain en laye, enfin bref, tout ces députés, il y en a un certain nombre qui s’y intéressaient depuis longtemps, qui ont accepté voire demandé à faire partie de la commission d’enquête et à partir de ce moment là on en a parlé. Mais jusque là pourquoi voulez-vous qu’on en parle ? Il n’y a aucune raison. On ne parlait que des gens soit qui en font leur commerce, c’est le cas de Monsieur Vivien, qui vit quand même depuis 18 ans là dessus, depuis 1983, j’exagères un tout petit peu, parce qu’il a quand même vécu politiquement comme député pendant 20 ans.

JOURNALISTE : Oui, oui

BOUSQUET : et sans parler uniquement de ça , c’est vrai.

JOURNALISTE : J’ai bien compris l’expression.

BOUSQUET : Enfin disons que c’est quand même l’un de ces points forts. C’est là-dessus qu’il vit beaucoup politiquement. Ceci étant, et Madame Tavernier se trouve sur le sujet depuis 20 ans parce que son mari avait été pris dans " Ecoovie ", elle avait adhéré tout de suite à l’Adfi, que en même temps que je devenais vice président elle est devenue Présidente. Elle est plus ancienne que moi sur le sujet, c’est vrai.

JOURNALISTE : Oui.

BOUSQUET : Je l’a connais bien évidemment.

JOURNALISTE : Oui, oui tout à fait. Donc en fin de compte, le premier c’est Monsieur About après qui a commencé.

BOUSQUET : Alors Monsieur About, pour des raisons je le répète, personnelles, sur lesquelles je ne m’étend pas, d’abord parce que je ne les connais pas.

JOURNALISTE : Oui, oui.

BOUSQUET : Je sais qu’il y a des raisons personnelles, Monsieur About a souhaité, alors, qui a pris contact avec qui, je ne sais pas, je ne sais pas si c’est monsieur About qui a pris contact avec le Père Trouslard, je pense que oui d’ailleurs, c’est lui qui a dû prendre contact avec le Père Trouslard, qui est très connu et qui en quelque sorte est justement non seulement indépendant du pouvoir politique, indépendant de tout ce qu’on voudra mais il est indépendant. C’est un électron libre. Et donc il y a des gens comme Monsieur About qui . . . (inaudible). . . que avec n’importe quel autre. . . . trouver une association, de rencontrer quelqu’un qu’on en connaît pas dont on ne connaît pas la réputation, dont on connaît éventuellement la réputation de l’association, pas du personnage.

JOURNALISTE : Oui bien sûr, tout à fait.

BOUSQUET : Or la réputation aussi bien du Père Vernette que du Père Trouslard, heu sont bien connus.

JOURNALISTE : Oui tout à fait.

BOUSQUET : (inaudible) Mais ceci étant, là encore je vous donne mon avis. (rire)

JOURNALISTE : Oui. D’après ce que m’a dit Monsieur Cossu qui est un peu comme vous, qui ne porte pas Monsieur Vivien dans son cœur. (rire)

BOUSQUET : (rire) Enfin je ne le porte pas dans mon cœur, je pense que c’est stupide ce qu’il a fait vis-à-vis de moi. Et c’est en plus stupide ce qu’il a fait vis-à-vis des autres associations. C’est ce que je disais justement dans l’interview, je ne sais pas si cela sera retenu, je trouve lamentable que le principal du bilan de Monsieur Vivien en définitive, car on ne peut pas lui.

JOURNALISTE : Oui donc vous disiez.

BOUSQUET : Je disais simplement que plutôt que de s’attaquer à des gens comme Madame Tarvernier ou moi-même, il vaut mieux s’attaquer à heu. Mais s’il n’est pas d’accord avec moi, qu’il dialogue, nom d’un chien.

JOURNALISTE : Oui,

BOUSQUET : Pourquoi il ne dialogue pas ? Maintenant c’est un peu tard.

JOURNALISTE : Oui.

BOUSQUET : Mais je n’ai jamais refusé de le rencontrer, de dialoguer avec lui, de lui expliquer en quoi je heu. Je ne comprends pas pourquoi sa femme m’attaque brutalement, etc. c’est tout.

JOURNALISTE : Donc, ce que je voulais juste vous dire , cela me donne l’impression que Monsieur Vivien et Madame Casano étaient pas spécialement là pour aider les gens.

BOUSQUET : Je pense oui.

JOURNALISTE : C’est peut-être un peu un raccourci ce que je fais !

BOUSQUET : Oui mais non je ne suis pas contre. Je suis assez d’accord.

JOURNALISTE : Est-ce Que, Est-ce Que vous à l’époque où vous étiez au CCMM ou la mission interministérielle, vous étiez en contact avec l’association "Attention Enfants", avec Monsieur Laugaudin ?

BOUSQUET : Oui bien sûr.

JOURNALISTE : Oui.

BOUSQUET : Oui, Xavier Laugaudin je l’ai rencontré plusieurs fois. Et à l’époque il souhaitait beaucoup que nous nous , heu, coordonnions nos actions ensemble. Et c’ était pas mon objectif donc bon. Même si nous n’avions pas tout à fait la même approche, je n’ai rien à reprocher à Monsieur Laugaudin.

JOURNALISTE : Oui, oui. J’ai eu l’occasion de l’avoir la semaine dernière au téléphone, il commence à mener une action assez importante sur le 17ème arrondissement.

BOUSQUET : Oui

JOURNALISTE : Oui qui a fait pas mal de bruit ces derniers temps là. Je sais pas si vous en avez entendu parlé.

BOUSQUET : Oui je sais parce qu’il a organisé une manifestation contre les. . .

JOURNALISTE : Oui c’est ca.

BOUSQUET : Rue Legendre, contre les scientologues.

JOURNALISTE : Oui il a été assez. Mais est-ce que lorsque vous y étiez, la mission interministérielle coordonnait tout ça ou pas du tout ?

BOUSQUET : Non.

JOURNALISTE : Ou est-ce qu’il n’y avait pas de coordination ?

BOUSQUET : Non. Je dirai que d’une certaine façon elle n’a pas à coordonner les actions des associations. Les associations doivent être d’elle. C’est un service du premier ministre. Il n’y a qu’à entendre Monsieur Vivien qui ne cesse de répéter "Je suis un service du premier ministre". Alors. . .

JOURNALISTE : (rire)

BOUSQUET : Cela lui permet d’avoir une voiture officielle, chauffeur, deux officiers de sécurité, c’est très bien. Mais il n’a pas à se mêler des heu. Justement, le drame en ce qui concerne le CCMM c’est que, il était administrateur du CCMM et que sa femme en était la directrice administrative. On en sort plus ! Et il a d’ailleurs donné sa démission, ce qui montre que c’est idiot, c’est qu’il a fini par donné sa démission le 6 novembre dernier seulement !

JOURNALISTE : Juste avant leur dernier conseil d’administration ?

BOUSQUET : Voilà. Non, non, heu, oui juste avant leur dernier conseil d’administration je pense d’ailleurs qu’il a été fermement conseillé par les services du Premier Ministre.

JOURNALISTE : Vous allez au delà de mes questions. Parce qu’en plus des membres de la MILS, qui sont intéressés par les phénomènes sectaires, autour de Monsieur Jospin, est-ce que’il y a un conseiller, est-ce que’il y a quelqu’un , parce que je suppose que Monsieur Vivien n’est pas en contact direct avec Monsieur Jospin.

BOUSQUET : Non bien sûr. La personne, on ne peut pas dire un conseiller, Monsieur Jospin a confié dans son cabinet, le soin de suivre, ce n’est pas la seule chose qu’il suit bien entendu, le conseiller en question, il a confié très précisément à Monsieur Henri Prado, son chef de cabinet, le soin d’assurer justement, d’une part la liaison avec la Mission interministérielle et d’autre part d’avoir l’œil particulièrement attentif à ce qui se passe sur le plan du front sectaire.

JOURNALISTE : Oui Mais Monsieur Cossu, lui m’a dit que Monsieur Jospin, par l’intermédiaire de Monsieur Prado était forcément au courant de tout ce qui se passait entre la MILS et le CCMM.

BOUSQUET : Oh oui, en tout cas sûrement.

JOURNALISTE : Et ça fait pas réagir Monsieur Prado et...

BOUSQUET : Mais vous savez moi je ne suis pas un homme politique alors. J’ai bien fréquenté un, heu, j’étais moi-même chef de cabinet . Mais chef de Cabinet du commandant de l’Ecole Navale. C’était pas très politique. Le boulot était le même mais pas politique.

JOURNALISTE : Tout à fait.

BOUSQUET : Je n’ai aucune espèce d’expérience du maniement du cabinet d’un premier ministre.

JOURNALISTE : Je crois que c’est un peu le problème qu’il y a dans ce dossier entre guillemets : d’un côté il y a les actions des associations et à coté il y a le problème politique que ça pose.

BOUSQUET : Oui mais c’est vrai de n’importe quelle association. Bien sûr. Mais l’intérêt d’avoir des associations régies par la loi 1901, qui sont théoriquement libres de leurs mouvements et d’avoir par ailleurs un service du premier ministre, une mission interministérielle, c’est que il y a des choses que la mission ne peut pas faire, ne peut pas dire parce qu’elle engage à ce moment là le gouvernement français et que les associations peuvent dire et faire et à l’inverse, il y a des choses que si l’on veut que ça avance, sur le plan législatif, il faut évidemment passer par le gouvernement ; Donc c’est pour ca qu’il est mauvais que l’on coordonne les associations, que entre elles les associations se coordonnent c’est ce que j’aurai souhaité, bon ça s’est pas toujours tellement fait, mais heu, j’avais commencé nettement quelque chose dans ce sens là. Mais en tout cas je n’avais jamais refusé un dialogue avec l’UNADFI, et pour cause, j’en venais. Mais je voulais pas dire pour autant que j’allais mettre, comme le prétendait à une certaine époque Monsieur Vivien, heu faire du CCMM une simple annexe de l’UNADFI, c’était stupide. Puisqu’on avait 2 vocations différentes.

JOURNALISTE : Tout à fait. Et malgré tout il vous a quand même invité à son mariage ?

BOUSQUET : C’est à dire qu’à l’époque encore.

JOURNALISTE : Il s’est marié quand ?

BOUSQUET : Le 20 janvier.

JOURNALISTE : Je croyais que c’était au mois de juin.

BOUSQUET : Non, non, le 20 janvier. Donc il y a presque exactement un an.

JOURNALISTE : Donc à l’époque c’était pas encore.

BOUSQUET : Ben à l’époque, j’étais persona grata. Il embrassait ma femme comme du bon pain, à l’église, on a même cité, ce qui ne me plaisait pas beaucoup, d’ailleurs, le prêtre a dit à madame Vivien, combien il était content de voir que même son Président était présent. Et connaissant Madame Vivien, je me suis dit que déjà c’était peut-être pas une très bonne chose. (rire) Oui c’est vrai que c’est elle qui était la reine de la journée, ce n’était pas moi.

JOURNALISTE : Oui, il y avait du monde, il y avait des hommes politiques qui étaient invités ?

BOUSQUET : Il y avait beaucoup de chinois.

JOURNALISTE : Beaucoup de chinois.

BOUSQUET : Oui cela vous étonne ?

JOURNALISTE : Ah ben oui.

BOUSQUET : Mais pourtant quelques temps plus tard, où sommes nous allés ? Nous sommes allés à Pékin.

JOURNALISTE : Là vous m’étonnez là.

BOUSQUET : Vous savez bien que nous sommes allés à Pékin !

JOURNALISTE : Oui ça oui là vous m’étonnez pas pour le fait que vous soyez allé à Pékin. Mais s’il s’est marié en janvier de cette année, c’était même avant, c’était 2 mois avant que vous êtes allés à Pékin.

BOUSQUET : Heu oui c’est exact.

JOURNALISTE : 2 mois avant. Pour que Monsieur Vivien invite des chinois à son mariage, il faut quand même qu’il ait une certaine. . . qu’il les connaisse bien, en général le mariage c’est la famille, c’est. . . les relations de travail.

BOUSQUET : Mais figurez vous, que je ne connaissais pas ces chinois, d’ailleurs pas beaucoup de relations en Chine Populaire euh.. . mise à part les deux ou trois personnes qui ont eu la bonté de me donner leur adresse, qui a pas pu être très valable d’ailleurs quand je suis passé moi même là bas, et je vous dis des choses que j’ai vu, je ne sais pas qui ils sont ces chinois, et malgré tout je sais à peu près reconnaître un japonais d’un chinois, d’un vietnamien.

JOURNALISTE : Oui, oui, le comportement est assez différent, enfin un japonais, un chinois, excusez moi ça me donne le fou rire.

BOUSQUET : Là encore vous savez, tout ce que je vous ai dit, je ne porte pas de jugement, j’ai vu !

JOURNALISTE : Mais moi c’est ce qui m’intéresse, moi ce qui m’intéresse, c’est pas spécialement les opinions, c’est ce que vous avez vu, ou ce que Mr Cossu a vu, c’est des choses qui sont vraies et qui sont indéniables, parce que après, faire des suppositions après on peut en faire des milliers, mais bon ça fait pas avancer, y avait des hommes politiques ? Euh, y avait des gens. . .

BOUSQUET : Pas beaucoup ! Je n’en ai reconnu aucun, et en tout cas s’il y avait des hommes politiques, c’était pas de célébrités.

JOURNALISTE : Déguisés en chinois. (rires)

BOUSQUET : A part les chinois, c’était pas des célébrités, et les chinois non plus, non non, il n’y avait aucune célébrité, je n’ai repéré, pourtant. . .

JOURNALISTE : La famille, c’était un mariage familial.

BOUSQUET : Je n’ai pas repéré ni Marie Georges Buffet, ni Mr Jospin, ni même Mr Schrameck hein ?

JOURNALISTE : C’était un mariage plutôt familial quoi. . .

BOUSQUET : Voilà, c’était un mariage relativement dans l’intimité, vous savez quand votre fils aîné a 17 ans on comprends que ça soit pas un mariage en grande pompe.

JOURNALISTE : Je peux tout à fait comprendre, évidemment, eh oui. . .

BOUSQUET : Et donc euh, la famille et quelques intimes dont à l’époque je faisais encore partie.

JOURNALISTE : Et dont vous faisiez encore partie oui, là, oui Mr Cossu m’a raconté ces histoires d’E-mail, m’a donné tous les détails, c’est vraiment intéressant, c’est assez stupéfiant même.

BOUSQUET : Et ça n’empêche pas par exemple Mr Cossu d’avoir été accusé tout à fait publiquement par Mr Vivien d’avoir mis des informations sur son site, alors que c’est totalement faux.

JOURNALISTE : Oui, il me l’a dit effectivement, vous vous faites toujours partie du conseil d’orientation de la MILS ?

BOUSQUET : Tout à fait, oui tant que je ne démissionne pas et que le premier ministre ne me destitue pas, comme dirait le conseil d’administration, le faux bureau du CCMM, y a que celui qui m’a nommé qui peux me renvoyer, ou alors c’est moi qui pars, mais je fais exprès de ne pas partir actuellement.

JOURNALISTE : (rires)

BOUSQUET : Ah oui.

JOURNALISTE : J’ai eu l’occasion, parce que sur Internet y traîne pas mal de choses, j’ai eu l’occasion de voir les bilans de l’UNADFI et du CCMM, et une chose est intéressante c’est qu’en fin de compte, on remarque clairement que depuis l’arrivée de Mr Vivien, ben l’argent, les subventions montent en flèche depuis son arrivée.

BOUSQUET : Ah ça oui ! (rires) C’est bien ce qui fait qu’un certain nombre de gens ont été extrêmement inquiets que je ne me sois pas tout de suite couché, en disant : excusez moi d’avoir accepté d’être président, parce que y ont eu très peur que ma réaction fasse tarir la source d’argent.

JOURNALISTE : Aaaaaaahhhh ! je comprends tout...

BOUSQUET : Je vais être méchant , mais je trouve qu’un certain nombre de présidents, présidents de tout ce que vous voudrez, ont eu très peur.

JOURNALISTE : Mmmm. . .

BOUSQUET : Non sans raisons peut être, mais figurez vous que je ne regrette pas trop parce que je ne crois pas qu’il soit si bon que ça que, bon il faut de l’argent, un minimum bien entendu parce que sans ça on. . .

JOURNALISTE : Oui, oui, je ne conteste pas ça. . .

BOUSQUET : Mais trop d’argent ça n’est pas bon, surtout quand c’est uniquement de l’argent public, pratiquement uniquement de l’argent public, c’est pas les cotisations qui font vivre ces deux associations pour des raisons d’ailleurs parfaitement légitimes, il est évident qu’on peut pas demander d’avoir beaucoup d’adhérents, puisque il faut quand même être prudent sinon on pourrait accepter toute la Scientologie française qui nous apporterait peut être les 300 francs annuels mais enfin ça décrédibiliserait complètement les associations.

JOURNALISTE : Oui, complètement, bon, y faudrait qu’on puisse se rencontrer. . .

BOUSQUET : Ah ben moi je demande pas mieux.

JOURNALISTE : La semaine prochaine, peut être, je sais pas, peut être en début de semaine prochaine, mardi ou mercredi, je vous rappellerai exactement.

BOUSQUET : Moi même j’ai pas mal de choses, je peux vous dire de suite, la semaine prochaine euh. . . lundi je serai à une réunion, 90 rue de Tolbiac pour l’association ISSUE qui est une euh. . .

JOURNALISTE : Oui, j’ai vu ça sur Internet.

BOUSQUET : Mardi je serais à peu près libre le matin, mais pas du tout l’après midi, je suis pris tout l’après midi à partir de 14 heures, mercredi, pour le moment c’est libre, jeudi je ne suis libre que l’après midi et à partir de 15 heures et vendredi je suis libre.

JOURNALISTE : Peut être vendredi, écoutez je vous rappellerai pour vous confirmer un soir, à ce moment là, vendredi.

BOUSQUET : Bon écoutez, je vous marque quand même pour euh. . .

JOURNALISTE : Vendredi, marquez avec un point d’interrogation.

BOUSQUET : Pascal Ponteaux.

JOURNALISTE : J’ai eu aussi Mr, pas Mr Delmas, comment y s’appelle ? Le documentaliste.

BOUSQUET : Mr Van Ende ? Ah bon ?

JOURNALISTE : Oui, oui.

BOUSQUET : Et comment l’avez vous trouvé ?

JOURNALISTE : Oh ben c’est très simple, l’autre jour vous m’avez donné son nom, j’ai regardé dans le minitel et comme y en a pas 36, y en a qu’un à Paris, donc j’ai appelé, sachant pas si ça allait être lui, je lui ai posé la question et y m’a dit oui, bon mais très, bon, pas désintéressé mais, bon je crois qu’il a mis une croix sur tout ça.

BOUSQUET : Oui c’est normal.

JOURNALISTE : Et que maintenant il aspire qu’a une chose qui est qu’on le laisse tranquille.

BOUSQUET : La tranquillité, oui.

JOURNALISTE : Donc je l’ai laissé tranquille, j’ai pas voulu euh. . .

BOUSQUET : Très bien.

JOURNALISTE : Oui oh ben c’est pas la peine d’aller euh.., et au niveau européen euh vous, vous avez des relations, pas vous mais les associations, avec le FECRIS ?

BOUSQUET : Ah ben si vous voulez, le président de la FECRIS est un vieil ami, euh Jean Nocquin, oui je connais très bien Jean Nocquin et son épouse, et donc pour moi la FECRIS je la suis depuis toujours, depuis la fondation, puisque la fondation, c’était le docteur Jacques Richard et le docteur Jacques Richard était à l’UNADFI quand moi-même j’étais vice président de l’UNADFI, il était d’abord au Mans, président de l’ADFI le Mans et puis il est venu à Paris et là il est à l’heure actuelle très axé sur la rédaction de Bulles.

JOURNALISTE : Ah c’est lui qui fait le. . .

BOUSQUET : Oh c’est pas lui qui fait, mais disons que c’est actuellement l’essentiel de son activité anti-secte, enfin pas anti-sectes, pour les victimes des sectes.

JOURNALISTE : Oui oui c’est ça oui tout à fait.

BOUSQUET : Alors la FECRIS est très inquiète de tout ça parce que pour le coup eux ne peuvent survivre qu’avec les quelques 200.000 frs ou 130.000 frs de subvention.

JOURNALISTE : qui viennent des associations ?

BOUSQUET : Pas du tout, absolument pas, justement les associations ne sont pas en mesure de faire vivre la FECRIS et donc la FECRIS ne vit qu’avec les subventions publiques.

JOURNALISTE : Ah oui. . .

BOUSQUET : Pratiquement qu’avec elles.

JOURNALISTE : Oui bon c’est une structure un peu moins lourde que l’ADFI.

BOUSQUET : Oh oui, euh, y a un président, y a un vice président qui est l’autrichien, y a les membres euh les présidents des différentes, des 10 associations membres étrangères, et puis des 10 associations sympathisantes, mais les sympathisantes ne payent rien, les membres payent une somme dérisoire et donc s’il n’a pas ça c’est fini.

JOURNALISTE : Oui bien sûr, bon en tout cas vous m’avez bien fait rire, avec les chinois. . .

BOUSQUET : C’est pour ça que je l’ai noté.

JOURNALISTE : En tout cas je vous remercie et je vous rappelle la semaine prochaine pour vendredi.

BOUSQUET : Entendu, alors je vous dis tout de suite aussi que j’ai essayé de vous appeler sur le numéro que vous m’avez donné alors cette fois ci y a pas d’annonce du tout.

JOURNALISTE : Oui, y a pas d’annonce, y a aucun problème, y a pas d’annonce.

BOUSQUET : C’était donc bien ça ?

JOURNALISTE : Oui c’est ça.

BOUSQUET : Bon OK, je vous souhaite une bonne soirée.

JOURNALISTE : Merci au revoir.

BOUSQUET : Au revoir.

 

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